L'auteur
Benoît Guy

Présentation

Photo : avec le poète Serge Wellens, à gauche.

Guy Benoît est né en 1941, à Laval (Mayenne). Il garde des souvenirs traumatisants de la Seconde Guerre Mondiale. Militant communiste depuis son plus jeune âge, il sera confronté à de nombreuses difficultés durant la Guerre d’Algérie. De retour en France, il se heurte avec la liberté d’expression au sein de son parti et il rompt donc avec le système en 1967 (« bouregoisie-P.C.F, même combat »). Il exerce ensuite plusieurs professions, du métier de lecteur à la figuration cinématographique...
En mai 1970, il crée la revue « Mai Hors Saison ».
Veilleur de nuit au musée Bourdelle à Paris depuis 1978, il s’est retiré en terre mayennaise depuis 2001 .

« Guy Benoît n’écrit pas, comme tant d’autres, pour se faire une place au soleil »des lettres« , mais pour adresser des ultimatums au double qui a l’outrecuidance d’habiter son miroir. La démarche et les ukases de ce poète agaçent quelquefois mais forcent le respect, et sa voix s’est imposée, depuis plus de dix ans, comme l’une des plus insolites du paysage poétique contemporain. »
- Pierre Drachline (Le Monde, 1983)

"Un auteur retenu, au verbe peu expansif, à l’écriture ramassé, qui recherche la fulgurance plus que l’bandon, dans ses meilleurs moments serrée comme un poing.
Né à lui-même grâce à l’impact d’un Mai 68 qu’il a su prolonger sans complaisance, Guy Benoît n’est pas tombé dans l’eau tiède des spiritualités évanescentes, bien que sa critique de l’abjection mécaniste ambiante soit radicale."
- Maurice Mourier (Esprit, 1989)

Bibliographie

Bibliographie sléective :

- Interminable sang, Éditions Millas-Martin, 1971
- N’importe qui mon corps, Éd. Mai Hors Saison, 1976
- La Matière héstiante de l’amour, Éd. Mai hors saison, 1979
- Il était une fois Jean-Daniel Fabre, Éd. de L’Instant, 1989
- Au plus haut point physique, Éd. Samul Tastet, 1990
- Il y a maldonne, Éd. Mai hors saison, 1994
- Pas tout à la fin, Éd. L’Éther Vague, 2003


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« C’est une émeute, avait dit l’un des hommes. Un soulèvement populaire, avait ajouté l’autre. Les carabiniers du village avaient fini par se décider à venir voir ce qui se passait. Ils avaient aidé les deux hommes à remonter dans leur autocar qui s’était enfui. À Santa Maria di Momentana, les maçons avaient achevé de monter le mur de briques. La Madonna était cloîtrée, hiératique. En bas, trois femmes caressaient l’enfant sous la robe qui frémissait. Le printemps était là en cette année 1944. »
Michaël Glück
L’Enceinte

Aux éditions Cadex

  • L’Insu
    Guy Benoît
    1991
    9,50 EUR