L'auteur
Daeninckx Didier

Présentation

Né en 1949 dans la banlieue de Paris. Travaille comme imprimeur puis comme journaliste avant de publier plus d’une trentaine de romans noirs dont plusieurs enquêtes du Poulpe. Didier Daeninckx est considéré comme l’un des meilleurs écrivains français de « série noire ». Ses romans et ses nouvelles possèdent toujours une dimension politique et présentent une sorte de radiographie de la société contemporaine vue à travers ses marges, ses périphéries, ses exclusions. Didier Daeninckx écrit également pour le cinéma et la télévision. Chaque vendredi, il intervient sur amnistia.net.

Je ne me souviens pas vraiment comment je suis devenu écrivain. C’est quelque chose de l’ordre du mystère. Je sais en tout cas qu’au cours de ma dernière année de travail salarié dans l’imprimerie, j’ai imprimé pendant un an le même formulaire. Je me souviens de ça. Pendant un an j’ai imprimé le formulaire de réparation des voitures Renault : trois mois sur papier bleu, trois mois sur papier rose, trois mois sur papier jaune. Après, on faisait des liasses. Je venais au boulot dans un état de folie, d’échec. Pendant des mois comme ça, c’est le sentiment total de l’inutilité. Alors j’ai complètement cassé avec le travail. Je me suis mis volontairement au chômage. Et la façon de me sortir d’un état où je prenais des cachets pour me réveiller, des cachets pour domir, où je me disais : « Je vais imprimer des formulaires de réparation des voitures Renault jusqu’à soixante-cinq ans, je vais en imprimer des millions », la seule façon a été d’écrire des pages qui étaient toutes différentes, donc d’écrire un roman où on n’écrit pas une ligne qui soit pareille à celle qui précède. Pendant trois mois, j’ai écrit de cette manière-là un premier roman qui a été une sorte de bouée de sauvetage.
- © Didier Daeninckx, Ecrire en contre, éditions Paroles d’Aube, entretien avec Christiane Cadet, 1997.

Bibliographie

- Play-Back, Manya, 1986
- La mort n’oublie personne, Denoël, 1989
- Zapping, Denoël, Paris, 1992
- Meurtres pour mémoire, Gallimard, 1994
- Varlot Soldat, dessins de Jacques Tardi, L’Association, 1998
- Il faut désobéir , illustrations de Pef, Rue du Monde, 2002 (jeunesse)
- Le Train des oubliés, illustré par Mako, EP Éditions, 2003 (bande dessinée)


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« Aucun visage ne paraissait jamais aux wagons. Le train bleu n’avait pas de fenêtres.
La glace voilait tout. »
Pierre Cendors
Le Voyageur sans voyage

Aux éditions Cadex