Le plasticien
Féret François

Présentation

François Féret, né en 1942 à Petit-Quevilly, en Seine-Maritime, vit et travaille à Paris et en Normandie.
Ses oeuvres « sont porteuses d’un univers d’emblée reconnaissable, sillonnées de champs de forces qui tiennent autant d’une sorte de géométrie asymétrique dans l’espace que d’un appétit d’enfer pour le seul fait de vivre, ou peindre, ce qui est du pareil au même.
Peintre rare, en ce qu’il se répand peu, François Féret ne s’empoisse jamais dans l’anecdote, mais court à l’essentiel, et l’on sent que sa main hésite peu, ou pas, tout à la dictée d’une urgence impérieuse. Abstraction ? Sans doute mais, comment dire, furieusement concrète, de par le seul fait de la peinture en mouvement.
A la fois, il y va carrément d’une ascèse, d’un contrôle de soi, dans ces tubulures ou entrailles comme mises à vif, où la courbe est souvent traversée, transpercée, pas forcément mise à mal, mais donnant parfaitement à penser à l’union brutale des contraires par excellence, principes féminins et masculins, dans une espèce d’enchevêtrement spatial où le bleu du ciel est souvent métallique et que du rouge, ici et là, ensanglante. lmpression d’un assaut d’ordre sexuel sur le territoire du tableau et pourtant cela apparaît construit, prémédité. Quelque chose d’un arpenteur qui s’enverrait en l’air, d’un timide, néanmoins bouillonnant, qui refait le monde à tout moment du tableau et qui ainsi crée du neuf à tout coup.
Devant la peinture de François Féret, on se dit que la vieille dichotomie entre tripe et cerveau n’a plus lieu. »
JEAN-PIERRE LEONARDINI (L’Humanité)

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« Franck, Victorine et leurs enfants sont présentés devant le juge. La présence des enfants émeut tout le monde, jusqu’aux policiers de la PAF, dont l’un fait jouer Shanee, trois ans, avec l’étui de son pistolet. Le même fabrique des avions en papier dans le hall du tribunal pour la petite fille et répète, alors que je porte l’enfant dans mes bras et la berce : c’est une honte de voir ça, comment on traite les gens. Aujourd’hui, 16 septembre, Franck est parti au Congo. »
Marie Cosnay
Entre chagrin et néant

Aux éditions Cadex