Ciel inversé 1 Fabienne Courtade

Publication 1997
13,00 EUR (12,32 EUR HT)

Ciel inversé, Fabienne Courtade, poèmes, 10 collages de Serge Lunal, coll. David, 15x21.5 cm, 88 p., 1997, ISBN : 2.905910.92.5

Présentation

LA poésie, c’est l’impensable. Mais il faut bien passer par les mots. Un poème de Fabienne Courtade est comme une échappée, une trouée de lumière dans un ciel lourd de nuages. Et ce qui est imprimé, c’est le ciel inversé de la page, noire d’écriture, dont paroles et images s’annuleraient pour atteindre à sa blancheur seconde.

Sur cette étendue de sens se lève la voile d’une parenthèse. Le phrasé se froisse et se brise comme une vague. Un coup de vent vient coucher les lettres en italique. On est dans un univers d’embruns et de rumeurs océanes, et la lecture s’apparente à une traversée.

Mais les mots d’un poème, ce sont aussi les mille noms de l’absence inscrits sur une pierre, le long des murs ou dans les flaques. La matière en est innombrable. Les sensations fourmillent. Le voyage nous entraîne au-delà de la mémoire. Et l’espoir qu’on croyait perdu précède l’horizon d’une angoisse. Son empreinte dans la boue reflète les étoiles.

Tel est le « Ciel inversé » d’un auteur de pointe, à l’émotivité ombrageuse, portée à l’expérience des extrêmes, stupeur, vertige, orage. Sentier frontalier que le sien pour aller de l’autre côté de sa propre peur. Une sorte d’exode où, comme pour beaucoup d’écrivains contemporains, l’obscène cesserait d’être abject, où subsisterait le sublime, moins l’emphase.

Mais Fabienne Courtade n’en est pas à son coup d’essai. Cette prière aveugle, cette incantation sobre et retenue viennent de loin. Pour ne pas oublier à quoi survit celui qui vit, mais aussi pour témoigner de l’indémontrable, et révéler de quoi est faite l’opacité éblouissante du quotidien.

Non pas à partir d’un savoir établi. L’alternative étant la suivante : ou la poésie est une naïveté supérieure, ou elle est une supercherie de plus. C’est en physicienne du verbe, en prenant le risque d’interroger son regard que Fabienne Courtade scrute l’horizon de son existence propre.
- Dominique Grandmont, L’Humanité

Votre panier

Votre COMPTE

Non connecté

« Dans trente ans maximum, ce serait l’hospice, car sans femme ni enfants, qui s’occuperait du vieillard libidineux que je serais devenu ? Est-ce que je baverais sur les infirmières ? Allongé dans mon cercueil, est-ce que je banderais encore ? »
Christian Garcin
Circé ou Une agonie d’insecte

L’auteur

Le plasticien

La Collection

Les Choses n’en font qu’à leur tête La Toile de la foraine - Lyon : portrait Le Sens du toucher Où patiente la lumière La Traversée des grandes eaux Rien qui porte un nom Le Faraud séant Musée de l’os et de l’eau Bavard au cheval mort et compagnie Résidences secondaires L’Alimentation générale de Tombouctou Avant les monstres Dans les jardins mouillés La Langue au chat Le Bec de la plume Entre chagrin et néant (audiences d’étrangers) Un rossignol sur le balcon La Momie de Roland Barthes Carnets respiratoires Fragments d’une ville fantôme Valleuse Animalimages Petit Traité d’éducation lubrique (édition 2010) Le Réel Les Visages et les voix L’Impossible Manque Ne me faites pas dire ce que je n’écris pas Goutte d’eau Presque le bonheur Le Perron