Matière du temps 2 Lionel Bourg

Publication 1996
15,00 EUR (14,22 EUR HT)

Matière du temps 2, Lionel Bourg, essais, tome 2, coll. David, 15x21.5 cm, 128 p., 1996, ISBN : 2.905910.68.2

Présentation

Écrivant au fil des jours ces fragments dont l’ensemble forme une façon de journal, ces poèmes aussi, ou ces notes, ces articles, ces proses d’humeur comme de vrai plaisir, c’est bien la même densité, la même épaisseur du temps que Lionel Bourg ne cesse d’interpréter, ou de sonder, de transfigurer peut-être, de sorte que cette matière à a fois gluante et brumeuse, charnelle presque, obsédante en tout cas, devient dès lors que la durée s’y délivre en langage l’objet autant que la raison de ses livres. Matière du temps, donc, ici plus éprouvée, plus reconnue, plus acceptée sans doute qu’en d’autres circonstances, qui nous retient et souvent nous exige pour, page après page, dans nos propres vies subvertir l’inertie fatidique où nous broie le néant...

Extrait

Finirai-je ma vie désabusé ? Hypocondriaque c’est à prévoir, et revenu de tout, n’ayant entre les dents qu’une fleur dès longtemps effeuillée, gage d’amour ou d’insubordination, un peu , beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, le dos voûté, l’œil las, les mains serrant un feuillet sur lequel je n’aurai écrit que mon nom...Envie de paix. De sérénité, certes crispée ainsi que la définissait René Char. Regarder le ciel. Son immensité. Sa béance. Écouter le chant d’un bouvreuil. Voir la pluie, goutte après goutte, laver le paysage ; marcher le long des rues d’une intimidante capitale quand l’hiver, à cinq heures de l’après-midi, gante d’obscurité maisons et trottoirs- mais les vitrines sont belles, qui brillent de mille feux- ; rêver ; caresser le ventre de l’aimée ; boire un grand verre d’eau fraîche ; pleurer, rire ; ne pas trop craindre la mort...

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« Dans trente ans maximum, ce serait l’hospice, car sans femme ni enfants, qui s’occuperait du vieillard libidineux que je serais devenu ? Est-ce que je baverais sur les infirmières ? Allongé dans mon cercueil, est-ce que je banderais encore ? »
Christian Garcin
Circé ou Une agonie d’insecte

L’auteur

La Collection

Où qu’on va après ? Mobilis in mobilier Rien qu’une ombre inventée La Mort est en feu Colomb, Cortez & Cie La Mort de Woyzeck Le Soleil oiseleur Matière du temps 1 L’Ordinaire, la métaphysique La Poignée de porte Une clarté de passage Le Chant du destin Ils La Peur et son éclat Capitaine des myrtilles Arènes 42 Fragments d’un meurtre Dans les jardins mouillés Les Montagnes du soir L’Or de l’air Pleine lucarne Friches Fidèles félidés À la queue leu leu / The Line (édition bilingue) Le Bel aujourd’hui Des étoiles sur les genoux Le Perron Labyrinthe Les Chiens du vent La hulotte n’a pas de culotte