Encre
Christian Arthaud

publication 1989
11,50 € (10,90 € HT)

Encre, Christian Arthaud, poèmes, 8 encres de Vivien Isnard, coll. L'Ostiaque, 14x21 cm, 112 p.,1989, ISBN : 2.90591011.9

Présentation

Il y a quelque chose des haïkus dans les premiers poèmes de ce recueil : une sagesse humble s’y murmure où l’homme n’est souvent qu’un fétu de paille face au monde. C’est dit sans pathos, sans grandiloquence, mais avec cet art poétique qui donne à quelques vers une ouverture immense :
« Sur la route de la montagne, /
Je n’accompagne personne. /
Personne ne m’accompagne, /
Seul un cœur immense résonne. »

L’humilité permet aussi une douce auto-ironie qui fait sourire, attendrit parfois. Les poèmes questionnent de petits moments suspendus par l’acuité d’un regard qui joue du vide à quoi, peut-être, se résumerait l’existence. Puis, les poèmes s’élargissent, prennent, non de l’ampleur, mais un peu plus de place, prennent leur temps, comme si l’apaisement était fruit de la lucidité : « Chaque jour qui passe / est un malentendu qui se dissipe. » L’observation, la flânerie se mêlent à la réflexion morale sans pour autant que le noir de l’encre ne pèse sur la page. C’est toujours au plus près de l’évanescence que s’écrivent ces poèmes du doute. Dans cette incrédulité qui pourtant fait écrire en « Dansant ainsi sur l’obstacle ».
On peut lire les poèmes de Christian Arthaud comme en une gymnastique quotidienne : quelques vers à l’aube qui traceront toute la journée leurs chemins en nous. Comme si Encre était le viatique du présent.

Votre panier

Votre COMPTE

Non connecté

« Aucun visage ne paraissait jamais aux wagons. Le train bleu n’avait pas de fenêtres.
La glace voilait tout. »
Pierre Cendors
Le Voyageur sans voyage

L’auteur

Le plasticien

La Collection

Les Eaux noires Des étoiles sur les genoux Un éditeur... Voilà ! Fragments d’une ville fantôme En herbe Pour mon ours blanc Rimbaud, la tentation du soleil Toboggans des maisons En avant l’enfanfare ! Dans le vent du chemin Si petits les oiseaux Un rossignol sur le balcon Ouverture du cri L’Imaginaire & Matières du seuil C’est l’Eté Rien qu’une ombre inventée Maélo Coquerets et coquerelles Pays simple Tu me libellules La Nuit du libertin Monsieur l’évêque avec ou sans mitre L’Ordinaire, la métaphysique L’Indifférent Ne me faites pas dire ce que je n’écris pas Avant les monstres Dits d’elle Chroniques d’un promeneur assis Le Vingt-deux octobre Chair de Sienne