L’Appétit de Don Juan
Jean-Claude Hauc

publication 1994
18,50 € (17,54 € HT)

L'Appétit de Don Juan, Jean-Claude Hauc, essai, coll. David, 15x21,5 cm, 194 p., 1994, ISBN : 2.905910.53.4

Présentation

Depuis bientôt quatre siècles, d’une œuvre l’autre et de femme en femme, Don Juan traverse le vaste champ du désir, incarnant à la fois l’impiété libertine et la séduction au masculin. Il n’est pas certain toutefois que revienne à ces deux invariants du mythe le mérite de nourrir l’imagination des écrivains, de stimuler la sagacité des commentateurs et de provoquer la fascination du public. En 1853, dans l’ébauche d’un drame intitulé La Fin de Don Juan, Baudelaire écrivait : « Car ce n’est pas la qualité des objets qui fait la jouissance, mais l’énergie de l’appétit ». C’est dans la perspective ouverte par cette remarque du poète que le présent essai entend s’inscrire. S’appliquant à rendre compte de l’appétit de l’ogre, il s’efforce également à en déceler le système pulsionnel sous-jacent. Peu d’auteurs ont méconnu l’oralité de Don Juan. Encore fallait-il en systématiser l’étude afin, ce faisant, de désigner celle-ci comme véritable moteur du mythe.

Extrait

Tout écrivain n’est-il pas un « prédateur », doublé d’un séducteur acharné à produire de « beaux mensonges » ?
L’écrivain, « l’enfant dans la maison », comme disait Georges Bataille, se nourrit du “réel” pour composer son œuvre et, de livre en livre, constitue la “lista” (sa bibliographie) qui est au fond sa « vraie vie ».
Un livre appelle le suivant, et cela sans fin. Jusqu’au dernier, qui sera un tombeau - un “sarcophage”. Comme pour Don Juan, la mort est seule à même d’interrompre la course folle et le processus de création. “Work in progress”, en quelque sorte. Souvenons nous des propos de Kierkegaard : « C’est un individu en continuelle création, “qui n’est jamais terminé”... ».

Commander

Pour commander un ou plusieurs ouvrages, contactez-nous :
cadex@cadex-editions.net.
Merci d’indiquer les titres souhaités, les quantités et vos coordonnées.

« Ce pourrait être là.
Ce lieu où un regard, peut-être, suffirait pour étreindre, un instant, l’éblouissante lumière de l’attente. »
Jean-Pierre Spilmont
Lumière des mains

L’auteur

La Collection

La Belle vitesse Un oursin Trois anciens poèmes mis ensemble pour lui redire je t’aime Fin’ Amor Petit Traité d’éducation lubrique (édition 2010) Un habitué des courants d’air Tombeau de Joseph-Ferdinand Cheval, facteur à Hauterives Dans la présente abjection des mondes Chambre de feuilles Friches On disait 33 Voix Des étoiles sur les genoux Des sourires et des pommes La Poignée de porte Toro Stabat Mater Une voix pour Orphée Ouverture du cri L’Italien Le Barillet : variations dramatiques T2 La Mort de Woyzeck Variations sur des carnets L’Evolution des paysages La Chambre bouleversée Course libre Dans le vent du chemin Le Faraud séant Rire parmi les hirondelles Avant les monstres