La Belle vitesse
Ariane Dreyfus

7,50  (7,11  HT)

La Belle vitesse, Ariane Dreyfus, illustrations de Valérie Linder, poèmes, collection « Le Farfadet bleu », 11x19,2 cm, 56 p., 2002, ISBN : 9782840311324

Présentation

« Ce livre, je l’ai voulu traversé par la vitesse des enfants qui grandissent, l’enfance ne peut pas rester, les enfants sont toujours en train de disparaître.
Ainsi la poésie est-elle ce lieu où on peut appuyer sa tête un moment, son front en plein cœur de l’absence.
En veillant à ne pas serrer trop fort ceux qui comptent, que le poème reçoive aussi la fine vibration d’un visage unique. Qu’il contienne, hisse nos trésors jusqu’à l’inoubliable mais qu’il ne paralyse pas la vie : maintenir l’équilibre entre un dire aussi direct que la nudité, ce qui est le plus beau quand on y parvient, comme peau contre peau, et on ne pense à rien, tout est là, et ce besoin de la forme, qui apaise, éclaire, transmet. »

Extrait

Certains matins, ils pépient
plus que des oiseaux :
la nuit n’ose plus rien dire
alors nous ouvrons les yeux

les branches étaient
des chambres

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« J’étais nu près de Deborah nue, nos moiteurs s’évitaient à présent, nous souriions vaguement et parallèlement à un ventilateur harassé qui grinçait au plafond. Il y avait une douceur extrême à ne plus se sentir beaux ni désirés. Nous n’avons pas dormi, je pense. Quoique le dos collé au drap, nous avons flotté sous d’invisibles palmes. »
François Salvaing
De purs désastres, édition aggravée

L’auteur

Le plasticien

La Collection

Musée de l’os et de l’eau Les Mots d’Alice Des garous et des loups Le Vent du dehors Les Chiens du vent Le Réel L’Œuvre au Nord La Source 33 Voix La Couleur tensive Ne me faites pas dire ce que je n’écris pas Mobilis in mobilier Bavard au cheval mort et compagnie Vladivostok, aller simple C’est l’Eté Entre chagrin et néant (audiences d’étrangers) Rien qui porte un nom Cheminement vers le rien L’Imaginaire & Matières du seuil Ouverture du cri Fragments d’une ville fantôme Le Chant du destin La Momie de Roland Barthes L’Ordinaire, la métaphysique La Mort de Woyzeck Le Vingt-deux octobre Tu me libellules Le Bel aujourd’hui Trois anciens poèmes mis ensemble pour lui redire je t’aime Rien qu’une ombre inventée