La Liesse populaire en France
Lionel Bourg

publication 1998
7,50  (7,11  HT)

La Liesse populaire en France, Lionel Bourg, essai, coll. L'Anthrope, 12x16.5 cm, 32 p., 1998, ISBN : 2.905910.96.8

Présentation

Dans ce petit livre, Lionel Bourg s’interroge sur la place qu’a tenu l’immense liesse populaire du 12 juillet 1998 après la victoire de l’équipe de France de football en Coupe du Monde. Ou, plus exactement, il ne s’interroge pas : il vitupère, dénonce, montre. Adepte du pamphlet ou du journal de la colère, Lionel Bourg ici replace l’événement sportif dans la torpeur mortifère qu’impose le capitalisme. À une France qui s’ennuit, c’est une joie opportune qui est offerte. L’amateur de football qu’est Lionel Bourg, n’en est pas moins lucide : la victoire fêtée fut celle de la frilosité.
Furibard comme on l’aime, dénonciateur des dominations d’aujourd’hui et des mensonges d’hier (ah le joli portrait de Cohn Bendit !) Lionel Bourg réveille les esprits. On en a bien besoin.

Extrait

N’en déplaise aux clichés (encore un effort, nous y sommes presque !), le capitalisme n’est pas un coureur cycliste, fût-il bourré d’hormones de croissance, qui ferait du sur-place avant le sprint final avec la révolution prolétarienne. Sa fermentation, toute macabre qu’elle soit, n’a rien de statique. Crevant de ne pas crever, il réussit, ou feint la réussite, de son coup le plus audacieux, réalisant en négatif le programme communiste.

Votre panier

Votre COMPTE

Non connecté

« C’est une émeute, avait dit l’un des hommes. Un soulèvement populaire, avait ajouté l’autre. Les carabiniers du village avaient fini par se décider à venir voir ce qui se passait. Ils avaient aidé les deux hommes à remonter dans leur autocar qui s’était enfui. À Santa Maria di Momentana, les maçons avaient achevé de monter le mur de briques. La Madonna était cloîtrée, hiératique. En bas, trois femmes caressaient l’enfant sous la robe qui frémissait. Le printemps était là en cette année 1944. »
Michaël Glück
L’Enceinte

L’auteur

La Collection

Tombeau de Joseph-Ferdinand Cheval, facteur à Hauterives Zoophile contant fleurette Le Chant du destin Chants de la tombée des jours Quel sangue... Quella piaga... Une guirlande pour Casanova L’Œuvre au Nord Friches L’Homme traversé L’Incomparable promenade Sillages En avant l’enfanfare ! Monsieur l’évêque avec ou sans mitre Le Barillet : variations dramatiques T2 Fragments d’un meurtre L’Insu L’Alimentation générale de Tombouctou Non lieu provisoire Mobilis in mobilier Rimbaud, la tentation du soleil Rire parmi les hirondelles Ouverture du cri Dits d’elle Solaire L’Ordinaire, la métaphysique Casanova et la belle Montpelliéraine Prière d’insérer suivi de Cote d’alerte Un cri Fidèles félidés Toboggans des maisons Le Faraud séant