La Ville est mosaïque
Michaël Glück

publication 1992
14,00  (13,27  HT)

La Ville est mosaïque, Michaël Glück, récit, 5 offset de Patrice Vermeille, coll. L'Ostiaque, 14x21 cm, 120 p., 1992, ISBN : 2.905910.34.8

Présentation

Or, qu’est-elle donc, la ville ? Une amnésie, un relent insomniaque d’asile et de prohibition, une somme infinie de gestes, de ladreries, d’orgueils, de petitesse, l’impensable catalogue des joies et des mesquineries humaines, là, sous les voûtes mal éclairées où l’on perçoit à peine le frôlement d’une silhouette, dans la salle enfumée d’un restaurant ; au beau milieu des voix mortes déjà que l’Errant recueille, n’étant lui-même qu’une voix, que la voix peut-être, somnambule, ou le chemin, vibration qui traverse l’opaque tessiture de l’ombre et prend langue avec l’irrémédiable. Ville morcelée, le scribe la ravaude, en recoud les lambeaux et en tresse les franges. Ce qu’il traque, ce qu’il quête en elle, ce n’est pas tant la marqueterie des places, des quartiers et des sentes, c’est l’indice de la cité possible. La généalogie du narrateur rencontre à cette orée celle de l’histoire ; écrivant, il offre à lire : le livre se clôt sur sa lisière, se suspend à l’instant où l’inaugurale interrogation commence.

Extrait

Il tient le journal de ses vagabondages dans les rues de la ville. Il note bruits et bribes d’amour et affrontements, fragments d’insultes, douleurs du silence, retrait de la pensée. Il laisse place à ce qui vient. Les suites de la lumière, l’engendrement des nuits. Il déplie sur la table le cœur de la ville, l’agencement des rues, les lunes taurines des façades et des blasons. La maison, dont il occupe l’avant-ciel, se souvient pour lui. Peu à peu il apprend qu’un mort en la demeure toujours précède la venue d’une âme. Il sait qu’ici d’autres ont grandi avant ceux dont il entend les rires et les pleurs. Il écoute une enfance et les noms effacés. Sur le papier va la plume qui creuse ce mouvement d’une mémoire en déposant les signes endeuillés. Encre.

Votre panier

Votre COMPTE

Non connecté

« doré roux
printemps roux
vu le loup
sexe roux »
James Sacré
Trois anciens poèmes mis ensemble pour lui redire je t’aime

L’auteur

Le plasticien

La Collection

La Nuit du libertin Pleine lucarne La Mort de Woyzeck L’Etoffe des Corps L’Œil tourné Animalimages Carnets du graphomane Le Perron Le Jour se lève encore Carnets du jardin de la Madeleine Ils Tacatam Blues Le Congrès d’automne En toutes circonstances Coquerets et coquerelles La Chambre bouleversée Le Soleil oiseleur Encyclopédie cyclothymique Dans les jardins mouillés Fragments d’un meurtre Faire des études pour être mendiant Un alibi de rêve C’est papa qui conduit le train L’Oiseau de nulle part Tu me libellules Des rêves au fond des fleurs Monsieur l’évêque avec ou sans mitre Variations sur des carnets Les Explorateurs L’Alimentation générale de Tombouctou