Les Eaux noires
Jean-Claude Hauc

publication 2004
12,50  (11,85  HT)

Les Eaux noires, Jean-Claude Hauc, texte, dessin de Salvador Moreno, coll. Marine, 15x21,5 cm, 80 p., 2003, ISBN : 2.913388.45.0

Présentation

Depuis le début des années quatre-vingt, dans la lignée de Sade et de Bataille, Jean-Claude Hauc poursuit son expérience littéraire. Mais alors que le premier découvrit le vide au cœur du désir et le second le néant de l’ « expérience intérieure » par une sorte de mystique à l’envers, la démarche de Hauc ne vise aucun point conclusif à partir d’une thèse apriorique : il ne s’agit pas de démontrer mais de « monstrer ».Le texte est conçu tel un dispositif, un laboratoire au sein duquel l’auteur se livre à une alchimie qui lui est propre. Si l’écrivain met à nu, à vif, le noyau noir de l’être, s’il lui est nécessaire d’en arriver là - pour ainsi dire « au fond » (et jusqu’à s’y dissoudre comme dans Les Eaux noires) -, ce qui importe, c’est autre chose qui fait pour lui question. L’essentiel chez Hauc réside dans l’écriture et sa dynamique, acte en tension vers la primitivité sauvage qui remue le ventre du texte et s’y traduit en épopée. L’économie qui anime son écrit réalise une poétique de l’extrême, s’efforce de cerner quelque chose qui n’a pas de fin, littéralement un infini se dépliant monstrueusement dans les limites de notre condition. Comme si le texte nous posait la question suivante : dès lors qu’elle outrepasse ce que nous croyons être, que peut, à la fin, la Littérature ?

 Philippe Lekeuche, « D’une dissolution sublime » (extrait) in Le Mensuel, 2003.

Extrait

La clameur de la jungle résonne dans mon crâne. Voici enfin venue la nuit absolue. L’instant où le corps rejoint son terme dans l’embrasement de tous ses organes. Et il n’y a bien sûr rien à redire à cela. Un hurlement d’abandon et de débâcle sans fin. J’ai cessé d’appartenir à l’espèce humaine. Je possède désormais des branchies et des nageoires. Mes yeux voient dans le noir. Je rampe et je nage. La forêt profonde est mon domaine. J’y déroule l’un après l’autre mes anneaux. Je suis devenu l’Amazonie.

Commander

Pour commander un ou plusieurs ouvrages, contactez-nous :
cadex@cadex-editions.net.
Merci d’indiquer les titres souhaités, les quantités et vos coordonnées.

« Aucun visage ne paraissait jamais aux wagons. Le train bleu n’avait pas de fenêtres.
La glace voilait tout. »
Pierre Cendors
Le Voyageur sans voyage

L’auteur

Le plasticien

La Collection

Quatre écoutes du tonnerre Tombeau de Joseph-Ferdinand Cheval, facteur à Hauterives Le Bruissement des mots Colomb, Cortez & Cie Tiens bon la rampe Les Visages et les voix Les Explorateurs Ombres classées sans suite Insensément ton corps Une clarté de passage Arènes 42 La Tombe d’un jeu d’enfant Fragments d’une ville fantôme Lumière des mains, suivi de L’Incessant tourment d’espérances Coquerets et coquerelles C’est papa qui conduit le train Les Choses n’en font qu’à leur tête Couleur jardin Avant les monstres Le Taureau, la rose, un poème Un alibi de rêve L’Enceinte Le Perron Un cri Billet pour le Pays doré L’Indifférent L’Errance, la dérive, la trace Le Chat Prière d’insérer suivi de Cote d’alerte Un rossignol sur le balcon