Les Mots d’Alice
Jacqueline Saint-Jean

9,00  (8,53  HT)

Les Mots d'Alice, Jacqueline Saint-Jean, illustrations de Yohann Champlong, poèmes, collection « Le Farfadet bleu », 11x19,2 cm, 48 p., 2003, ISBN : 9782840311522

Présentation

Soliloque d’une Alice au pays incertain, tissé d’étonnement, ponctué de questions...
À travers quelques “mots troublants” d’un récit rêvé, une voix s’interroge et cherche son chemin...

Sélection Prix Lire et Faire lire Printemps des poètes 2004.


Cher lecteur,
Qui est-elle, cette Alice perdue dans son soliloque ? À qui parle-t-elle sans cesse ?
Il te semble l’avoir déjà rencontrée quelque part... Dans un conte, dans la rue, dans ton miroir ?
Avec elle, te voilà au « pays incertain » où tout se mêle, le réel et le rêve, le passé et le futur, le désir et la peur...
Ruelles, coulisses, escaliers, toboggans, terrain vague, tunnel au long cours, chambre, champ de bataille, chemin de neige, bord du monde : son puzzle de vie se défait.
Des personnages y surgissent : le Roi ou le Contrôleur, Noé, Bilbo, Hulul, d’autres encore.
Eux aussi , il te semble les connaître un peu.
Alice, elle, apparaît, disparaît, s’égare, se métamorphose, et toujours s’étonne, proteste, interroge...
Peut-être sauras-tu ce qu’elle cherche...
Yohann Champlong l’imagine dans ses créations mystérieuses.
À ton tour, lecteur, de voyager « au pays des mots troublants ».

 Jacqueline Saint-Jean, dédicace sur le site France-Inter.

Long poème subtil, éclaté en strophes de 11 vers délicatement mises en échos dans les illustrations aux teintes sourdes. Comme la petite Alice de L. Caroll à laquelle elle fait référence, cette Alice là se perd dans les méandres du temps. Elle se dissout dans la nuit, elle flotte au bord du monde, elle dérive entre les lieux, les âges et les ans. Elle croise Bilbo ou Fabrice del Dongo, Noé, Hulul, la mort aussi peut-être. Reviendra-t-elle de ce voyage indéfini ? Est-elle elle-même poème ? Couche-moi sur un papier/qui sente encore l’aubier /La terre respire encore / Laisse le miroir ouvert / que je m’efface en beauté / dans la dernière lumière.
 Marie-Claire Plume, Fenêtres sur cour, 8 mars 2004

Extrait

Sur les toboggans du temps
Alice zappe en silence
aux fenêtres de l’étrange
Un peu ivre elle mélange
ses musiques d’impatience
au tourbillon des visages
Elle cherche un signe ou quelqu’un
Où est le centre du monde ?

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« Il vaudrait mieux mourir avant d’aimer et d’être aimé, je me dis ça quelquefois. Ce ne serait pas forcément plus facile, mais peut-être un peu, je ne sais pas ? »
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