Ne me faites pas dire ce que je n’écris pas
Christian Prigent

publication avril 2004
18,50 € (17,54 € HT)

Ne me faites pas dire ce que je n'écris pas, Christian Prigent, entretiens avec Hervé Castanet, coll. David, 15x21,5 cm, 168 p., 2004, ISBN : 2.913388.50.7

Présentation

A partir de questions posées par le psychanalyste Hervé Castanet, Christian Prigent rassemble et recentre sur son travail actuel les principaux thèmes qui ont sollicité, depuis une trentaine d’années, son parcours de poète, de prosateur, d’essayiste et de théoricien : la langue face à l’innommable « réel », la poésie comme mise en crise de la poésie, la peinture comme question au visible, la prose autobiographique comme défi rythmé à la représentation narrative, le tracé (via la revue TXT) des « avant-gardes » des années 1970/1980 et l’urgence, à déplacer et à refonder -mais toujours cruciale-, des questions qu’elles soulevaient.
Ce livre est essentiel aussi bien pour les lecteurs assidus de Prigent que pour ceux qui ne connaîtraient pas encore son œuvre.

Extrait

La poésie se dit dans un souffle, c’est-à-dire dans ce qui souffle devant nous les figures du monde : les pulvérise, en défait les contours codés, les remet en jeu et en vie comme mouvement d’apparition. C’est donc peu de chose : « Un souffle autour de rien », dit Rilke ; « Emanations, explosions », disait, plus grinçant, l’ultime Rimbaud pétomane. Mais c’est tout, aussi : c’est incarner la langue dans l’intranquillité du corps qui forme ce souffle et se forme, re-né, ré-animé, en lui. Forcément, ça n’a pas lieu beaucoup, ni longtemps. Petits coups de liberté sporadique, bols d’air parcimonieux dans l’asphyxie des langues que l’usage communautaire (« l’universel reportage ») pollue.

Votre panier

Votre COMPTE

Non connecté

« Alors, nous les émerveillés, nous caressons celle à qui nous devons d’avoir vu en quelques secondes l’Amour prendre le visage de l’Insensé, et l’Insensé celui de l’Immortalité. »
Marcel Moreau
Tectonique des femmes

L’auteur

La Collection

Maélo Une clarté de passage Pleine lucarne La hulotte n’a pas de culotte La Chambre bouleversée Premières poésies (1950-1955) Les Madones du trottoir Le Chant du destin Dans la présente abjection des mondes L’Impatience Fragments du solstice Un cri Non lieu provisoire Capitaine des myrtilles Encre L’Homme traversé Couleur jardin Des sourires et des pommes Labyrinthe Le Faraud séant Le Pôle magnétique Stilb suivi de Iréniques L’Impossible Manque La Ville est mosaïque Villégiatures & Cie Carnets respiratoires Le Soleil oiseleur Valleuse Mange-Matin Le Bel aujourd’hui