Rien qui porte un nom
Christian Prigent

publication juillet 1996
21,00 € (19,91 € HT)

Rien qui porte un nom, Christian Prigent, essai sur quelques peintres, 13 illustrations, coll. David, 15x21,5 cm, 192 p., 1996, ISBN : 2.905910.74.7

Présentation

"Quelques œuvres d’art contemporaines m’ont vivement impressionné : des dessins de Cy Twombly, des toiles de Claude Viallat ou de Simon Hantaï, des gazes découpées de Daniel Dezeuze -et divers travaux de quelques artistes de leur parages.

Je me demande pourquoi.

S’en suivent ces questions :

pourquoi faire de l’art ? comment peindre le vide ? comment voir le sexe en peinture ? comment le temps fait-il espace ? comment la peinture traduit-elle la peinture ?

Et bien d’autres.

Et, à bon entendeur, deux saluts :

1. La peinture n’est pas à l’œil.

2. Elle nous a à l’œil."

En regroupant une série d’essais sur des artistes contemporains (de Daniel Dezeuze à Claude Viallat, enpassant par Mathias Pérez), ce recueil apporte une lumière crue sur la peinture d’aujourd’hui autant, d’ailleurs, que sur la poésie.Il est à ranger aux côtés de Ceux qui merdrent ou Une erreur de la nature (P.O.L, 1996)

Extrait

La peinture est l’art de la vue. Voilà une bonne grosse évidence. Nécessairement, pour celui qui peint comme pour le spectateur (et tout peintre est à tout moment le spectateur privilégié de son propre tableau), la peinture donne à voir et traite du visible.
Plus encore : un tableau ne requiert pas seulement qu’on le voie, il nous assigne même un point de vue unique. Baudelaire (qui en déduisait la force du mode d’expression pictural) notait le caractère extrêmement impératif de cette assignation : « Un tableau n’est que ce qu’il veut ; il n’y a pas moyen de le regarder autrement que dans son jour. La peinture n’a qu’un point de vue ; elle est exclusive et despotique ».
La peinture, dirait-on, nous a à l’œil. Parce que c’est à voir (et à voir immobile) qu’elle nous contraint -et à ne faire que ça. Ou alors il faut sortir du tableau (de cette forme et de cet espace canoniques). On a vu bien des peintres relever ce défi. Ca a même été l’une des préoccupations de la modernité. Mais on entre alors dans une autre histoire.

Commander

Pour commander un ou plusieurs ouvrages, contactez-nous :
cadex@cadex-editions.net.
Merci d’indiquer les titres souhaités, les quantités et vos coordonnées.

« Le lévrier : rien de bien haut, mais tout ce galbe donne le vertige (et la désagréable impression de forniquer sur un meuble Louis XV). »
Pierre Senges
Zoophile contant fleurette

L’auteur

La Collection

Presque le bonheur Rien qu’une ombre inventée Tu me libellules L’Etoffe des Corps C’est l’Eté Mange-Matin L’Incomparable promenade Petits bonheurs En avant l’enfanfare ! Pour apprendre la paix à nos enfants La Nuit du libertin La Momie de Roland Barthes Le Faraud séant L’Homme traversé À la Dublineuse L’Alimentation générale de Tombouctou La Langue et ses monstres Tectonique des femmes Le Loir atlantique Toboggans des maisons Dans la présente abjection des mondes Fragments d’un meurtre Entrée en matière Encyclopédie cyclothymique Mobilis in mobilier Matière du temps 1 Villégiatures & Cie Lettre d’Afrique à une jeune fille morte Le Bec de la plume Le Barillet : variations dramatiques T2